ICO (initial coin offering), attention aux arnaques !

La FSMA met en garde contre un investissement risqué

"Les investissements via les "Initial Coin Offerings" deviennent de plus en plus courants. Pourtant, l'Autorité des services et marchés financiers en Belgique (FSMA) met en garde la population contre les risques d'arnaques." prévient l'avocat d'Oultremont


Qu'est-ce qu'une ICO ?

Mais en quoi consiste exactement ces nouveaux modes d’investissement dont nous devons nous méfier ? Une ICO, initial coin offering est une forme de levée de fonds, qui a pour principe l’émission d’actifs numériques (appelés « tokens ») échangeables contre des crypto monnaies durant la phase de démarrage d’un projet. Ils sont émis par l’organisation à l’origine de l’ICO et peuvent être acquis par quiconque lors de l’ICO. L’investisseur fait une sorte de pari que la valeur d’usage de ce jeton augmentera avec le temps et qu’il pourra donc en tirer profit.

Ces jetons se caractérisent par leur liquidité mais aussi leur usage. En effet, ils sont vendables et achetable sur des plateformes d’échanges mais ils ont aussi vocation à être utilisables dans le projet financé par l’ICO en question. Leur valeur dépend du service fourni par l’entreprise à l’origine de l’ICO. Toutefois, ces jetons, ne sont pas à confondre avec les actions. Ils ne représentent pas des parts de l’entreprise mais plutôt un prépaiement au produit ou service appelé à être développé.

Plusieurs start-ups dans le monde ont pu acquérir plus de 3 milliards de dollars grâce à la vente de ces jetons numériques. Ces jetons sont achetés par le public via un site internet, au moyen d’une monnaie virtuelle comme le bitcoin ou l’éthereum par exemple, qui utilisent la technologie de la blockchain. Une ICO permet de lever des montants qui auraient pu ne pas être levés ou difficilement avec les méthodes classiques. A la base, cette technologie est utilisée pour collecter des fonds de manière légitime, mais elle peut aussi être utilisée de façon abusive. La monnaie virtuelle peut être un instrument attrayant pour les comportements frauduleux, voire le blanchiment d’argent.

Que dit la loi à propos des ICO ? 

La plupart de ces ICO ne sont soumises à aucune réglementation, le consommateur n’est donc nullement protégé. Ceci force les utilisateurs de ces ICO à être très vigilants. La raison en est que la FSMA rappelle que certaines ICO sont créées spécialement pour escroquer les investisseurs. Elle tire donc la sonnette d’alarme en appelant tout investisseur à être vigilant, bien qu’aucun cas de fraude n’ait encore été détecté en Belgique.

Les ICO sont à distinguer des “Initial Public Offerings” (IPO), qui permettent, eux, aux investisseurs d’acquérir des parts d’une entreprise, et donc de posséder quelque chose en retour, et non un hypothétique service futur. A l’inverse de l’ICO, l’IPO est, de surcroît, très règlementée.

Ce type d’opérations, nécessitent de bien comprendre la nature du projet en question, la technologie mais aussi les risques associés. Elles s’adressent donc particulièrement à un public averti. L’investissement dans ces jetons présentent un risque beaucoup trop élevé, et rien ne garantit que le jeton créé puisse être échangeable sur les plateformes de monnaies digitales.

Chaque personne souhaitant investir dans une ICO devra évaluer les potentiels risques auxquelles elle peut faire face. Pour ce faire, il existe plusieurs indices tels que la mise à disposition d’information très parcellaires ou l’affichage d’objectif irréalistes.

QUelles sont les arnaques liées aux ICO ?

La majorité des projets collectes des dizaines de millions de dollars en quelques jours alors qu’aucun produit n’est encore sorti. Soit parce que l’équipe en question met du temps à développer sa technologie, soit parce qu’elle profite de la folie ICO et n’a aucunement l’intention de lancer un nouveau business.

Il existe aussi des fausses plateformes d’échange de crypto-monnaies ou encore des faux portefeuilles Ethereum.

Comme explicité plus haut à travers le discours de la FSMA, ces arnaques n’ont pas encore été décelées en Belgique, mais ces ICO ont déjà fait l’objet de plusieurs plaintes aux Etats-Unis. Les deux principales, concernent les sociétés Recoin Group Foundation et DRC World. Il est reproché au dirigeant fondateur d’avoir exploité deux leviers pour réunir 300 000 dollars auprès de centaines d’investisseurs moyennant des pratiques trompeuses et en se passant de déclaration de l’autorité compétente alors qu’il s’agissait d’offres au public de titres financiers.


RECOIN :

Il était dit aux investisseurs qu’ils recevraient en échange de leur contribution, des tokens or ces actifs numériques n’ont jamais existé. Une autre fausse allégation concerne le fait que la société ait constitué une équipe d’avocats, de comptables pour gérer les fonds collectés or, aucun recrutement n’a eu lieu. Par ailleurs, aucun juriste n’a été consulté pour s’assurer de la conformité de son ICO vis-à-vis de la loi nationale.

DRC WORLD :

La campagne a plus été présenté comme une IMO (Initial Membership Offering) qu’une ICO. Les investisseurs étaient censés adhérer à un club, apportant des « rendements appréciables », notamment grâce des investissements dans les diamants, même si derrière les projets la coquille était vide.

Le Hacking : 

Par ailleurs, pour sécuriser le réseau des blockchain et vérifier les transactions, des "mineurs" utiliser des machines dotées de puissance de calcul importantes. En échange, elles reçoivent des "tokens". Toutefois, certains malwares (hacking) peuvent utiliser la puissance de votre ordinateur et votre énergie pour "miner" pour le compte d'un hacker et lui permettre de recevoir des "tokens" grâce à vous.

Certains hackers peuvent aussi accéder à votre compte de cryptomonnaies et les utiliser à leur profit.

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Disclaimer : Cet article est simplement écrit à titre indicatif et simultanément à la date de publication, en Belgique. Les lois étant en effet susceptibles d'évoluer dans le temps, et de changer en fonction des régions, il est préférable de consulter un avocat pour vous accompagner.